o
Je voulais y entrer par le ciel,
mais les conditions météorologiques actuelles ne le permettent pas.
D’une œillade désinvolte, je t’aveugle. Tu m’éborgnes.
J’ai du mal à m’accrocher aux textures et aux couleurs offertes par le présent.
Temps présent. Long, et plat. Sans accrocs ni surprises. Sans rouge difficile pour faire tomber la misère.
Je tourne les pages, je feuillette et j’effeuille, mais jamais je ne fixe. Le livre me tombe des mains.
J’ai du mal à m’accrocher aux caractères charnus imprimés noir sur blanc, cacochymes. Mots. Lents, et fades. Sans bleu versatile pour oublier ton mystère.
D’une bouche maladroite, je tutoie, et tâte l’intervalle d’ici à toi.
J’ai du mal à accrocher ma voix aux morceaux de l’espace, à percer le silence interloqué. Sons. Fats, et faibles.
Enlisée dans un interlude de langueur et de pâleur.
Je voudrais briser les bords des journées lisses, bondir, m’abîmer.
Je voudrais.
Aveuglette et avide, j’appète.
A perpète et à vide, tu répètes.
J’appète;
Tu te répètes.
Et ça ressemble à de l’ennui.
o
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire